Septembre 2017 Il n’est guère facile pour moi de disserter sur de la poésie, car j'ai un penchant net pour la prose. Il m'est encore moins facile de commenter la poésie d’un des plus grands poètes québécois. Je vais cependant m’y aventurer, à mes risques et périls. L’Homme rapaillé est un recueil des recueils, un florilège de qui permet de suivre le cheminement esthétique du poète. Le titre, très bien choisi, résume bien la portée poétique du livre : le québécisme rapaillé accuse le caractère national, le côté terroir de sa poésie tout en suggérant le problème psychologique de base qui structure la poésie mironienne – celui de l’être en manque d’unité, de cohésion interne, de solidité existentielle, de vigueur et de chaleur. C’est une poésie à tout le moins originale. Gaston Miron a une voix qui lui est propre, solennelle, laudative, exaltée, parfois douloureuse. Des images saisissantes, inattendues, paradoxales et stimulantes pour l’imagin...
Je lis, je vais à des spectacles et je partage. À Montréal.