Janvier 2020 Un roman incroyablement touchant, profondément humain, tendre, tissu de grâce, mais aussi blessant, laissant des marques lancinantes, tant il est imbu de douleur et de commisération. Dans un monde et un siècle de plus en plus déshumanisés, lire un tel roman relève d'un véritable baume sur le coeur, un moment de répit. La plume d’Amin Maalouf y est habitée par la gracieuseté radieuse que l'on lui connaît. Des brins d’humour s’y infiltrent aux moments les plus dramatiques, un humour séraphique, dépourvu de méchanceté ou de malice, étranger au sarcasme et ami de la miséricorde. L’humilité de l’auteur est telle qu’à des moments on croirait lire un livre de mémoires – comme si l’écrivain s’effaçait derrière les personnages, se muant en humble rapporteur de faits, en chroniqueur anonyme. On peut se demander, par moments, si on est en train de lire une œuvre littéraire ou plutôt un recueil d’anecdotes, relatés d’une façon terre-à-terre. Et c’est souvent dans la foulée d’u...
Je lis, je vais à des spectacles et je partage. À Montréal.