Après avoir lu et décortiqué Un tramway nommé désir , je me suis lancé à découverte de la deuxième pièce la plus célèbre de Tennessee Williams, La chatte sur un toit brûlant . Un dispositif scénique complexe, une multitude de personnages, une intrigue formée de plusieurs fils narratifs : cette œuvre jure avec le minimalisme d’Un tramway nommé désir. Je l’ai cependant trouvée plus vivante, vraie de cette vérité palpitante et en même temps irrésolue qui est, en fait, la vie tout court. L’intrigue se tisse autour du sort de Brick, fils d’un entrepreneur agricole puissant, ancien joueur de football, devenu par la suite reporter sportif et, tout dernièrement, alcoolique désœuvré, et de son épouse Maggie, la « chatte » en question. Brick boude la couche de sa femme depuis longtemps, et le dramaturge nous laisse incertains sur les raisons de cette abstention. D’une part, le moment où Brick sombre dans la boisson coïncide avec le suicide de son meilleur ami et partenaire de jeu, Skipper. On ap...
Je lis, je vais à des spectacles et je partage. À Montréal.