Un concert qui en mettait plein les yeux et le cœur : des ténèbres guérisseurs, des lumières qui dansaient, des rythmes envoûteurs. La musique de Bibi Club était bien plus belle en concert que sur enregistrement : les sons sont plus puissants, profonds, pleins d’audace. L’évolution des deux protagonistes sur scène contribue grandement à vous immerger dans un espace-temps à part, mais aussi à vous faire danser, crier, chanter. Le public était survolté et plein d’amour pour ses deux amis. Eux, et notamment Adèle Trottier-Rivard, avaient une attitude complice, empathique envers le public, et lui d’en raffoler. En les regardant se produire, j’ai compris qu’ils avaient un message, qu’ils recherchaient un sens profond à ce qu’ils font, un aspect qui m’avait échappé lorsque j’écoutais leurs albums. C’était une expérience assez dark sur le plan formel (leur dernier album Amaro , celui qu’ils présentaient ce soir-là, l’est bien plus que leurs deux précédents), mais jouissive et surtou...
Je lis, je vais à des spectacles et je partage. À Montréal.